brûler la truite par les deux bouts
J'ai ce matin levé bizarre une truite. Elle était tout huile (comme elle je respire moins). Ce sera une belle journée, plus tôt ta rate dissoute.
J'ai ce matin levé bizarre une truite. Elle était tout huile (comme elle je respire moins). Ce sera une belle journée, plus tôt ta rate dissoute.
Artaud se rend en Irlande en 1937 pour rapporter la canne de Jésus-christ aux Irlandais, laquelle canne il avait obtenue de la nièce d'un sorcier cubain en 1935. À Dublin, alors qu'il regarde la vitrine d'une librairie, on le frappe avec une barre de fer dans le dos, ce qui lui scinde la colonne vertébrale en deux. De retour en Europe sur le Washington, le chef-mécanicien et son assistant tentent de l'assassiner avec une clé anglaise. Sur le sol européen, on l'enferme au Havre. Malgré l'attaque de la police française par quelques amis armés de mitraillettes, dont André Breton, et malgré que l'on ait fait oublié la vérité à ce dernier, il fut détenu, électrochoqué, salopé, succubé, empoisonné, masturbé, envoûté, cancérisé, pendant neuf ans. Première partie. L'incassable vérité de l'écrit.
Artaud se rend en Irlande en 1937 pour rapporter la canne de Jésus-christ aux Irlandais, laquelle canne il avait obtenue de la nièce d'un sorcier cubain en 1935. À Dublin, alors qu'il regarde la vitrine d'une librairie, on le frappe avec une barre de fer dans le dos, ce qui lui scinde la colonne vertébrale en deux. De retour en Europe sur le Washington, le chef-mécanicien et son assistant tente de l'assassiner avec une clé anglaise. Sur le sol européen, on l'enferme au Havre. Malgré l'attaque de la police français par quelques amis armés de mitraillettes, dont André Breton, et malgré que l'on ait fait oublié la vérité à ce dernier, il fut détenu, électrochoqué, salopé, succubé, empoisonné, masturbé, envoûté, cancérisé, pendant neuf ans. Première partie. L'incassable vérité de l'écrit.
je n'ai aucune opinion sur l'utilisation judicieuse ou non de la majuscule en poésie.
je n'ai aucune opinion sur les vers de plus de douze syllabes.
ma seule opinion concerne le sexe, et elle s'efface tranquillement, elle aussi.
se détruire coûte cher
nourriture légère
retour aux mots
sexualité
nourriture
langage
respiration
retour au regard,
à l’expression
du jeûne, de la
richesse de sa nature
anonyme
immaculée
loin
fatigué
perdu
calme
ivre
possédé
endormi
grand
horizontal
debout
amoureux d’autre chose que de l’intelligence
je te frappe
et tu as mal
je ne connais pas de ville où tous les amants meurent
je ne connais pas de ville où la cocaïne est gratuite
je ne connais pas l’envergure de mes rêves
lorsque je suis en érection
j’habite un appartement où il fait chaud
et par le seul pouvoir du regard
je tue les insectes et les oiseaux nuisibles
Il n'y a pas d'histoires à raconter. On peut toujours lire le journal, au pire la section "Livres", quelques romans y sont résumés. On peut écouter la radio, au pire rien. Il n'y a pas, il n'y a plus d'histoires. L'homme qui raconte est mort. Ou il dort. On ne raconte pas sa mort, on ne raconte pas son sommeil, on l'emmène dans notre chambre, on s'asseoit sur son visage et la sueur de sa bouche colle à notre ancienne ambition : raconter une histoire. On peut appeler un ami; c'est dangereux : il se peut que cet ami croit encore en le vigilance de l'homme qui raconte. On peut répéter une histoire : ça soulage même pas. On peut ne rien faire, ça ne règle aucun problème. Alors, on regarde dans le vide et on ne raconte rien.